ENRACINEMENT ENSOURCEMENT au Cabaret Courant Faible

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Présentation des concepts d’enracinement et d’ensourcement, Cabaret Courant Faible, Fête de l’Humanité, Parc de la Courneuve, septembre 2016

Le Cabaret Courant Faible propose à des artistes issus du monde des arts visuels et à des théoriciens de créer un court numéro pour la scène. Ce second Cabaret se déroule sous le chapiteau des arts vivants de la Fête de l’Humanité, le 9 septembre 2016. J’y présente le concept d’ensourcement, inventé par les participants du workshop exonomie.

« L’enracinement représente notre attachement à un milieu, un attachement profond et lent un peu comme un arbre qui prend racine. L’ensourcement représente notre lien avec l’extérieur, avec les personnes dont on dépend pour nos ressources vitales, c’est comme l’eau qui irrigue les racines de l’arbre. Ces deux termes sont comme deux directions complémentaires, d’un côté on part de l’arbre et des racines puis on va vers le sol et l’eau, de l’autre, on part de la source pour aller vers le sol et les racines. »

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WORKSHOP EXONOMIE

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Atelier de fabrication d’un concept, association Anona, galerie Kogan, Paris, 18-19 juin 2016 – Photographie Oscar Michal

L’association Anona demarrera le projet Limites planétaires à la galerie Kogan. Andrea Vamos proposera une installation et j’animerai un workshop de deux jours. L’objectif du workshop est décrire et de nommer un sentiment lié aux limites planétaires.

« L’exonomie, c’est l’art d’organiser nos relations avec l’extérieur pour satisfaire nos besoins. »

« On peut penser aux vegans. En nous proposant de diminuer et même de stopper notre consommation de produits animaux, on coupe notre dépendance aux animaux et par là même l’oppression qu’on leur fait subir. Sachant que pour consommer de la viande, on utilise une surface de terre plus grande, si on réduit notre consommation de viande, on réduit notre dépendance à un vaste territoire. Et cela engendre aussi moins de lutte. » Nathalie

« On peut imaginer notre relation au territoire de vie comme un fractal. Au centre, il y a une zone connue, où nous avons des notions pour décrire cet espace, il y a des règles, […] puis au fur et à mesure qu’on s’éloigne le fractal se fracture, se disperse, et à un moment il n’y a plus de notion pour décrire notre relation au territoire de vie. » François

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Merci à Andrea, Audrey, Florence, François, Mélanie, Nathalie, Stéphane, Jeanne, Pascaline, Agnès, Garance, Maxime, Oscar, … pour leur intelligence, leur implication et leur aide.

2ème ÉDITION des cartes d’une nouvelle économie affective

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2ème édition des cartes, Récit éditions, Paris, 17 mai 2016

« Notre imaginaire est encore marqué par les années 70 ; le voyage, la sexualité, l’alimentation, la nature, y occupent ainsi une bonne place. Mais que ces espérances aient été détournées par le marketing et une invitation frénétique à consommer, ou que la crise économique n’ait dissipé ces rêves, il est certainement temps de reconsidérer cet imaginaire à l’aune de nos modes de vie réels. Attention vers les choses communes, société biotique, sentiment de la réalité, ces manières d’être et de penser dessinent une nouvelle configuration de nos sentiments. L’économie affective, c’est cette configuration qui réunit des façons de faire, une économie et des représentations de soi et des autres, une affectivité. Les 20 cartes, de ce “jeu” de l’économie affective, décrivent des modes, des manières de vivre et de penser, introduites par un ensemble de concepts et de sentiments.  »

Commander l’édition sur le site de Récit éditions

GROUPE CLIMAT

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Manifestation, collage d’affiches et d’autocollants, Paris, novembre-décembre 2015

« En décembre se tiendra au Bourget près de Paris la 21e « conférence des parties ». Cette conférence a pour but de limiter le changement climatique et ses conséquences néfastes. Bien que des engagements aient déjà été pris (Chine et États-Unis en 2014) et que cette conférence soit qualifiée d’historique, il semble certain que les décisions prises ne pourront réduire suffisamment les émissions de gaz à effet de serre. Le seul moyen de changer cette orientation est une mobilisation des citoyens. Pour participer à cette lutte, pour en comprendre le contexte, pour s’organiser, nous avons décidé de former un groupe climat. L’objectif de ce groupe est de discuter, se faire passer de l’information, écrire de petits textes et des chansons, dessiner des affiches ou aller ensemble à des manifestations. » Extrait du texte de lancement du groupe CLIMAT

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Dans le cadre de ce groupe, je participe à la réalisation de 6 images, déclinées en affiches et autocollants, qui cherchent à résumer les principales problématiques liées au changement climatique : rôle des états, des multinationales, de l’industrie, des villes, de l’alimentation et de l’énergie.

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Économie affective et bricologie

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Présentation d’une nouvelle économie affective au Rendez-vous des Bricologues, Villa Arson, Nice, 19 mars 2016

« Le samedi 19 mars le 1er Rendez-vous des Bricologues offre une tribune à ceux qui estiment que la technique est compatible avec la capacité de fabriquer des mondes alternatifs, avec une conscience éthique, sociétale et environnementale. » Site de la Villa Arson

https://www.villa-arson.org/2016/02/festival-bricologique/

« Le mouvement des ateliers, fablab, hackerspaces, repair coffee, atelier de réparation collectifs (vélo ou voiture) crée une relation ouverte entre la technique et le citoyen. L’approche de ces lieux est de considérer que des technologies devenues dures par appropriation marchande peuvent s’adoucir grâce à d’autres formes d’organisation (les ateliers participatifs). Mais étrangement ces propositions de bricotopes joyeux et communs n’ont pas encore été appliqué au champ de la connaissance. La fabrication de la connaissance, dans le sens par exemple de constitution de concepts philosophiques est encore étroitement réservée à des spécialistes. Dans un atelier participatif, on peut bricoler une machine compliquée (un vélo ou une imprimante 3D) sans être ni ingénieur, ni technicien, il me paraîtrait intéressant de pouvoir aussi bricoler des idées compliquées, sans être philosophe. Les 20 fiches de l’économie affective proviennent d’un tel travail de bricolage conceptuel à partir d’une analyse de la société post-moderne et d’expériences vécues partagées. Ma motivation est maintenant de tester si ce bricolage peut opérer et à son tour engendrer de nouveaux projets de connaissance auto-construite. »

MODE D’EMPLOI des cartes

 

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Présentation au Salon du Salon#8 et conversation avec Philippe, Marine, Margot, Garance, …, Marseille, 29 janvier 2016

À l’occasion du Salon du Salon, je met au propre les manières d’utiliser les cartes, à travers quelques opérations élémentaires et des protocoles d’usage.

« Une personne pose une question aux cartes. Toutes les questions sont possibles et bienvenues. Si d’autres personnes assistent à cette interrogation, elles doivent s’efforcer d’accueillir la question aussi saugrenue qu’elle puisse leur paraître. Par contre, si la question est trop compliquée ou confuse, ils peuvent chercher avec le poseur de question à la rendre plus claire. On doit chercher ensuite à utiliser les cartes pour répondre à la question. »

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Expérimentations avec Philippe et Marine. Conversation.

Un montage sonore réalisé par François Delevaque est mis en ligne pour l’occasion.

CONVERSATION n°3 sur une nouvelle économie affective

Conversation avec Margaux, Ng, Martin, Paris, 15 janvier 2016

La conversation se déroule en trois temps. D’abord chacun choisit une carte et en donne une définition intuitive à partir du mot seul (et pas du texte de la carte). Ensuite on tire une carte et on tente d’en donner une représentation. Enfin chacun pose une question, n’importe laquelle, puis il tire une carte au hasard. On lit alors cette carte comme si elle fournissait une réponse à la question, et si cette réponse n’est pas suffisante, on l’interprète collectivement.

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