Dans l’étude Art regrès, avec le groupe Ikonotekst, nous avons observé une tendance de l’art post-moderne allant de 1995 à 2010. À la suite de cela, nous écrivions :
« Dans l’art, nous distinguons plusieurs phases du post-moderne. La première phase que nous appelons “post-modernisme de l’Être”, est caractérisée par la rupture avec l’idée d’avant-garde, le retour de la peinture (peinture-peinture, nouveaux fauves, figuration libre, etc.), la nostalgie d’une époque lointaine et l’abandon de l’idée de progrès. [Elle se situe approximativement de 1980 à 1995. ] Le philosophe qui constitue la référence dans cette phase est Heidegger. Au pessimisme de cette première phase succède dans la deuxième phase ou “post-modernisme du l’Autre” un optimisme lié à la mondialisation et aux pouvoirs économiques (phase de croissance économique) et libidinaux de la marchandise. C’est le règne de l’installation […], avec un regain d’intérêt pour la performance, de la photographie et de la vidéo. Gilles Deleuze apparaît comme le philosophe le plus souvent mentionné pour l’art de cette période. Cette phase a duré de 1995 à 2010. Notre recherche a porté sur cette dernière période. Avec le basculement lié à la crise financière une nouvelle période semble d’ailleurs s’ouvrir (post-modernisme de l’”Ombre”) pour l’art qui derrière des principes éthiques montre des tendances plus violentes et plus mystiques. »
Pour en finir avec les regrès