CARTE des collages à Arles

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• Derrière « Taco » près de la gare SNCF • Devant le collège F. Mistral, côté Rhône • Près des thermes, côté Rhône • Sur le chemin des pêcheurs en-dessous des quais • Quai de la Roquette, juste à côté du nouveau pont • Boulevard Saint-Georges, derrière le panneau Pays d’Arles • Devant le puit, rue de la Roquette.

 

 

COLLAGE de 7 dessins à Arles

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Dessins au traceur coloriés au feutre, singrammes, juin 2019, Arles

Lors d’une résidence à l’Opéra à Arles, j’essaie de mettre en relation les dessins de la nouvelle économie affective avec des lieux de la ville. Pour effectuer un choix, je suis parti du thème de l’eau. 7 dessins, représentant 7 concepts de la nouvelle économie affective vont être collés dans la ville : sensonance, ipséité, pensage, outrespection, extension, intrication, incidence. Quelques dessins ont été complété pour y introduire la présence d’une rivière, d’un marais, … Les lieux de collages ont été choisi par rapport au décor de chaque image, train, terrain de jeu, lieu de soin.

Pour en savoir plus sur l’étude une nouvelle économie affective

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Notes de résidence

 

ACCROCHAGE d’atelier une nouvelle économie affective

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Ipséité, dessin numérique avant impression, mars 2019, Montreuil

Cet accrochage présente un ensemble de 20 dessins, finalisation du projet de recherche « Une nouvelle économie affective« .

L’économie affective représente des manières de vivre simples, économes et exprime les sentiments du vivant et du commun. Valeur des signes, sentiment de sa propre existence, amativité des choses, vie dans la forêt, … Des manières de vivre qui vont à l’encontre d’un monde hyper-technologique, consumériste et pulsionnel et qui sont autant d’expériences pour en penser un autre. Cette culture des milieux est développée à travers 20 concepts, esséité, signifiance, accommodement… ; l’accrochage présente les images de ces concepts.

 

UNE NOUVELLE ÉCONOMIE AFFECTIVE exposition à Kogan gallery

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L’exposition présente une étape du projet « Une nouvelle économie affective » à Kogan gallery. 

L’économie affective représente des manières de vivre simples, économes et exprime les sentiments du vivant et du commun. Valeur des signes, sentiment de sa propre existence, amativité des choses, vie dans la forêt, … Des manières de vivre qui vont à l’encontre d’un monde hyper-technologique, consumériste et pulsionnel et qui sont autant d’expériences pour en penser un autre. Cette culture des milieux est développée à travers 20 concepts, esséité, signifiance, accommodement… ; l’exposition présente des images de ces concepts.

Dans l’exposition est décrit le processus de travail de cette première étape. D’abord via une représentation quasi immédiate, sans jugement et personnelle des concepts de l’économie affective sous forme de croquis. Puis une seconde représentation de l’ensemble des concepts de manière plus formalisée : dans celle-ci chaque élément du concept (empathie et sympathie, état d’autrui, valeurs, complémentarité, etc.) est traduit par une caractéristique visuelle : contact, angle droit, arrondis, torsion, groupements, … Ces caractéristiques sont déclinées formellement (images abstraites) ou à travers des postures. Enfin huit dessins présentent une tentative pour synthétiser ces deux approches, de la première sont retenus les éléments contextuels et sociaux qui permettent de saisir le concept plus directement, de la seconde sont choisis les éléments qui permettent de comprendre la construction abstraite du concept.

 

crédit photo : Diana Righini et Nicolas Guillemin

10 ANS

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Commission Arts Visuels, Nuit Debout, Paris place de la République, 2016

Cela fait à peu près dix années que j’ai quitté l’école des Beaux-Arts de Paris. Dix années bien remplies mais qui me donnent la rage aussi. La rage parce que ces dix années n’ont servi à rien.

En 2007, une crise financière énorme commence, de grandes banques disparaissent, des états vacillent. L’Europe précédemment premier espace économique du monde s’est retirée devant les Etats-Unis, puis la Chine. Aujourd’hui, si le centre du monde s’est déplacé vers l’Asie, son gouvernement ou faudrait-il dire la gestion de ses affaires n’a pas changé de manière. Le monde financier n’a pas changé ses pratiques, l’économie n’a pas abandonné son mode d’exploitation et l’on entend dire en ce moment que nous ne sommes pas loin d’une nouvelle crise. ↵ L’art contemporain, étonnamment, n’a pas trop souffert de ces temps difficiles, au contraire, avec une fièvre de construction de musées aux quatre coins du monde, il s’est plutôt développé. Mais l’art contemporain a pu ainsi s’accroître à la condition de devenir une industrie du spectacle. Ce faisant, les artistes ont renoncé a débattre d’un projet de société pour produire des flux esthétiques. Nous, les artistes, pouvons réagir. En refusant déjà de jouer le jeu inégalitaire et compétitif proposé par l’art contemporain. Mais aussi en reconstituant une pensée artistique, en choisissant les fonctions de l’art que nous voulons assumer (fonction de formalisation des imaginaires, fonction éthique, de conceptualisation, de mémorisation, fonction technique, linguistique, pédagogique, …). ↵ Pendant ces dix années, j’ai participé avec le groupe Ikonotekst et d’autres artistes et chercheurs à construire une zone pour expérimenter et faire vivre cette conception de l’art. A travers l’étude de la logique nous avons élaboré quelques outils pour penser et raisonner en image ; nous avons formulé une critique de l’art contemporain, pas seulement comme acteur économique, mais comme langage et théorie, enfin nous avons décrit des formes de vie essentielles, certaines menacées et d’autres à inventer. Ce sont quelques pistes pour commencer ce déplacement épistémologique et politique. ↵ Le capitalisme en outrepassant les limites de la terre (climat, biodiversité, fertilité, …) met en question son existence même. À ce stade, ce ne sont pas des ajustements qui permettront d’empêcher des catastrophes, mais une transformation plus profonde. Les problématiques écologiques, décoloniales, féministes, antispécistes sont autant de revendications positives, mais également éparses et qui ne trouvent pas encore de traduction politique majeure.

Dix ans, c’est à peu près le temps que nous avons pour éviter que le changement de climat ne soit fatal à l’espèce humaine si l’on en croit les scientifiques. Nous avons donc dix ans pour penser, mettre en image et actes ce changement de société.