NEXUS – micro réseau social pair-à-pair

Le nexus est un local commun au sein de notre propre espace internet, un local relié aux autres espaces du même type pour partager entre pairs et non sous la houlette d’une grande plateforme. Nous pouvons y déposer les éléments d’une réalisation ou d’une mémoire, des choses fragiles ou imparfaites, précieuses, profondes. Ces espaces semblables et changeants seraient comme un livre miroitant. Un monde différent des réseaux sociaux, lieux de la visibilité et de la concurrence. En contrepoint, le nexus aimerait redonner une place à la réflexion, à l’invention, à la recherche ou au doute dans nos activités numériques. 

Nexus : https://nexus-dock.github.io

L’instance mondes heureux : https://unemontagne.github.io/nexus/

Lire la suite

ETAPE DE REFLEXION – travail de recherche en cours sur les Jardins des Vertus à Aubervilliers

Ce que j’ai appris en venant aux Jardins d’Aubervilliers

Je suis venu aux Jardins des Vertus d’Aubervilliers un peu par hasard. Parce qu’un couple d’amis, avait récemment commencé à cultiver une parcelle.

Avec Agnès Prévost, nous avons pensé ensuite que cela pourrait faire un bon terrain de recherche pour les relations plantes-humains dans la ville.

Je suis venu et revenu plusieurs fois aux Jardins des Vertus et tandis que je me promenais pour photographier les lieux, et que peu à peu j’en venais à mieux apprécier leur beauté et leur importance, j’ai pris conscience de la menace qui planait sur cet endroit.

Et puis cette menace n’en était plus une et aujourd’hui une partie des Jardins est détruite. Mais il y a toute cette mobilisation qui fait que même abattus et rasés pour partie, les Jardins vivent.

Lire la suite

COLLECTAGE ET GRANDILECTION – une recherche d’alternative à la collection d’art

« Prenons des objets artistiques, des dessins par exemple, ils dorment tranquillement dans le placard d’un atelier. Concrètement, ils ne valent rien, on peut essayer de les vendre, mais on risque bien de ne rien en tirer. Le plus bizarre, c’est que ces dessins, imaginons-les maintenant dans la réserve d’un collectionneur d’art. Ils ont maintenant une valeur. Mettons-les en vente et on les échangera contre une certaine somme d’argent. Cette accroissement de la valeur a de multiples raisons, mais il y en a une particulièrement que je voudrais explorer ici, c’est leur qualité d’être ensemble qu’on appelle « collection ». La collection est ce geste magique qui réunissant un certain nombre d’oeuvres d’art leur confère une valeur et les fait perdurer dans le temps long et l’histoire. Le mot même de collection est un terme surchargé, l’histoire de la collection s’intriquant à l’histoire de l’art, avec son origine dans les cabinets de curiosités et comme un des fondements du monde artistique occidental : qu’on pense au terme « collection » employé pour qualifier les oeuvres d’art d’un musée. Cependant si cette opération est un incontournable dans le champ de l’histoire, elle est tout autant un rouage du capitalisme, de l’impérialisme et du colonialisme. Dans Les anneaux de Saturne, W. G. Sebald constate que « […] nombre de musées remarquables tels que le Mauritshuis, à La Haye, ou la Tate Gallery, à Londres, ont vu le jour grâce à des donations de dynasties sucrières ou sont liés de quelque manière au commerce du sucre.» En France, les campagnes napoléoniennes ont contribué à « l’universalisme » des collections publiques tandis que l’entreprise coloniale a permis de réunir d’immenses collections dites « ethnographiques ». Les collections sont donc mêlées intimement aux faits de domination géopolitique. Aujourd’hui, les collections sont toujours des éléments du pouvoir de l’élite : collection Pinault à la Bourse de Paris ou celle de la fondation LVMH, pour ne citer que deux des plus impressionnantes manifestations.

Lire la suite

TRANSMISSIONS VEGETALES #2 – dessins et textes – juin 2021

Surface, dessin à l’encre sur papier, 100x70cm

« Je viens tous les week-ends avec la tête chargée de problèmes. Je les accroche au figuier en arrivant. Et quand je repars, ils ne sont plus là. » Paroles de jardinier.e.s d’Aubervilliers et de Pantin, agitationspotagères

« En regardant longuement les photographies prises dans ces jardins, je comprend une chose évidente, un jardin est le fruit d’une relation plantes-humains ! C’est une question de surface et on perçoit le jardin comme cela, comme une étendue, « un espace vert ». Dans la ville, ces terrain apparaissent en disjonction avec le reste de l’environnement minéral, mécanique, électrique et anthropique. » La communité des jardins, mondesheureux.net

« Le temps passait. Les immeubles remplaçaient les champs, les pavés, le béton recouvraient tout. Les jardiniers cessaient d’être jardiniers faute de terre […]. » Un conte militant pour petits et grands, Viviane Griveau-Genest

Lire la suite

TRANSMISSIONS VEGETALES #2 – exposition et présentation de l’édition

Jardins ouvriers d’Aubervilliers, 18 décembre 2020

Transmissions végétales invite à se plonger dans les relations plantes-humains. Pour mener cette recherche, les artistes Agnès Prévost et Nicolas Guillemin parcourent des lieux propices aux alliances entre végétaux et humains : jardins, arboretums, intérieurs domestiques ou professionnels… Ils sont particulièrement attentifs aux phénomènes physiques, aux interactions sensibles, affectives ou économiques dont tous ces êtres dépendent : les échanges gazeux impliqués dans la respiration ou la prodigalité d’une terre par exemples. Ils regardent comment la vie des plantes – leurs formes, leur sensibilité, leur être-au-monde propres – agit sur le monde et la perception humains.

Attentive au temps saisonnier, la seconde édition de Transmissions végétales aura lieu autour du prochain solstice d’été, du 19 au 27 juin prochains, à The Window. Elle présentera une édition de la recherche Transmission végétales I et des œuvres issues des terrains de recherche et d’enquête actuels des deux artistes.

Lire la suite

ANTI-CV

Morceaux choisis :

2017 : Naissance de ma fille, s’occuper d’un enfant demande du temps, surtout les premiers mois. Je donne des cours et je m’occupe d’elle avec ma compagne. Crèche parentale, expérience rocambolesque, les murs sont près de s’effondrer, l’argent manque mais les enfants sont heureux. Je ne suis pas beaucoup à l’atelier. Aller à un vernissage relève de l’exploit.

2013 : Pendant presque une année, je rénove une maison en banlieue parisienne. Je deviens plombier, électricien, plaquiste, etc. Pourquoi ne pas se reconvertir ? C’est assez gratifiant comme travail…

2005-2006 : Voyage d’étude, test d’anglais, je ne sais pas vraiment parler anglais, je fuis le test. Je suis envoyé dans la ville de Québec au Canada et retrogradé en première année à l’école d’art. Ennui profond. Je pars à Montréal et vis à l’hôtel « Eurêka ». Des amis français se joignent à moi. Nous voyageons au Canada et aux Etats-Unis et nous faisons de belles rencontres.

Lire la suite

SECESSION – Lettre aux conventionnistes

Photographie : Etienne Cliquet

« A l’origine de ces réflexions, il y a avait la conviction qu’une sécession d’un monde de l’art était nécessaire : soit la sécession, soit l’effacement. J’aime ce mot de sécession, j’apprécie beaucoup aussi son sens historique, la Sécession viennoise, qui joue la naturalité et le corps contre la propriété aristocratique. Je vois aussi la sécession comme un processus certes de dissociation, mais qui implique aussi la solidarité d’un groupe.»

Lire la suite