DESSINER l’économie affective

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L’objectif de cette session hivernale de travail est de réaliser une suite de 20 dessins. Ces dessins sont la représentation de concepts, amativité, exonomie, sensonance,…

Ils sont pensés pour fonctionner ensemble comme une théorie visuelle. Un peu comme le tarot de Marseille, mais sans son côté mystique*. Les cartes du jeu de tarot sont aussi une source d’inspiration, leurs images sont organisées ( les 4 âges, les 4 périodes du jour, les 4 éléments, les 4 loisirs, les 4 saisons, le jeu, la folie) et montrent les formes de vie d’une époque (les jeux des enfants, l’art, la tonte des moutons,…).

Le projet est de traduire les 20 termes de l’économie affective sous la forme d’images. Ce travail inclut deux aspects, une recherche sur le concept (notions imbriquées, relations aux autres concepts, définition) et une autre sur la mise en image de formes de vie. Des formes de vie essentielles, soit menacées ou invisibles, soit à inventer.

* le tarot divinatoire est aujourd’hui utilisé de manière occulte, dans le sens d’une tradition que seuls les adeptes connaissent. On peut voir le tarot autrement, d’abord historiquement, le tarot représente des figures de la société de la toute fin du Moyen Âge, sous cet aspect il est plus proche d’un jeu de 7 familles, ou des images du jeu de tarot, le tarot français. Ensuite, le tirage permet de donner place au hasard dans le jeu de lecture du tarot. Il est la traduction de la présence du hasard dans notre existence. Et dernièrement, plutôt que de considérer, le sens donné par les carte comme une divination, l’énoncé d’une destinée, on peut le considérer comme une réponse, une proposition de vie ou une interprétation que les cartes et le tireur de cartes formule.

CONCEPT, RAISONNEMENT, IMAGE cahier de recherche pour Une nouvelle économie affective

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Cahier de recherche pour Une nouvelle économie affective, mai 2017, Montreuil

Dans le but de produire des images des 20 concepts de l’économie affective, je réalise un cahier de recherche sur les notions de concept, de raisonnement et d’image.

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« Les 20 mots de l’économie affective ne sont pas simplement des notions isolées, des définitions, ils sont aussi le produit d’un raisonnement. Ce raisonnement est une transition conceptuelle : ces mots sont nés d’une certitude, celle d’être bloqué, bloqué dans un monde post-moderne, contrôlé, dogmatique, dans lequel nous sommes réduits à l’impuissance, devenus des consommateurs débiles, où seule l’expression d’une pulsion, sexuelle ou insurrectionnelle semble pouvoir nous libérer un bref instant du pouvoir qui s’infiltre partout dans notre vie.

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Mais la présence et l’étrangeté de ces nouveaux mots délimite une hypothèse : nous ne sommes pas coincés complètement par ce pouvoir, nous ne sommes pas condamnés à  nous identifier mentalement à ses images et sa pensée, dans notre chemin nous avons déjà bifurqué, emprunté des routes différentes de celles que la pensée post-moderne avait tracées pour nous. L’hypothèse de ces mots [20 termes de l’économie affective] c’est que nous pouvons effectuer une transition conceptuelle, une transition à partir de notre situation de pensée et de vie actuelle vers une autre situation, un monde non-post-moderne, un monde qui est celui de l’économie affective. »

Une nouvelle économie affective, ATELIERS à la maison de retraite Korian Monceau

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Atelier n°2, Une nouvelle économie affective par Myriam Ziouche

Myriam Ziouche qui travaille à la maison de retraite Korian Monceau me propose d’animer un premier atelier, le 13 septembre, à partir des mots de la nouvelle économie affective. Devant les résidents, dont certains atteints de la maladie d’Alzheimer, je présente le projet puis les différents termes. Pour expérimenter l’usage et la signification de ces termes, nous jouons à deux jeux, jeu de la définition et jeu de la question. Myriam a également animée seule un deuxième atelier.

« Au cours du jeu, pour la définition de «combination», le mot «adjonction» est proposé. Comme ce mot suscite des interrogations, une participante lance le mot «ajoutage» (mot existant, rare, mais immédiatement compréhensible). »

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ENRACINEMENT ENSOURCEMENT au Cabaret Courant Faible

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Présentation des concepts d’enracinement et d’ensourcement, Cabaret Courant Faible, Fête de l’Humanité, Parc de la Courneuve, septembre 2016

Le Cabaret Courant Faible propose à des artistes issus du monde des arts visuels et à des théoriciens de créer un court numéro pour la scène. Ce second Cabaret se déroule sous le chapiteau des arts vivants de la Fête de l’Humanité, le 9 septembre 2016. J’y présente le concept d’ensourcement, inventé par les participants du workshop exonomie.

« L’enracinement représente notre attachement à un milieu, un attachement profond et lent un peu comme un arbre qui prend racine. L’ensourcement représente notre lien avec l’extérieur, avec les personnes dont on dépend pour nos ressources vitales, c’est comme l’eau qui irrigue les racines de l’arbre. Ces deux termes sont comme deux directions complémentaires, d’un côté on part de l’arbre et des racines puis on va vers le sol et l’eau, de l’autre, on part de la source pour aller vers le sol et les racines. »

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WORKSHOP EXONOMIE

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Atelier de fabrication d’un concept, association Anona, galerie Kogan, Paris, 18-19 juin 2016 – Photographie Oscar Michal

L’association Anona demarrera le projet Limites planétaires à la galerie Kogan. Andrea Vamos proposera une installation et j’animerai un workshop de deux jours. L’objectif du workshop est décrire et de nommer un sentiment lié aux limites planétaires.

« L’exonomie, c’est l’art d’organiser nos relations avec l’extérieur pour satisfaire nos besoins. »

« On peut penser aux vegans. En nous proposant de diminuer et même de stopper notre consommation de produits animaux, on coupe notre dépendance aux animaux et par là même l’oppression qu’on leur fait subir. Sachant que pour consommer de la viande, on utilise une surface de terre plus grande, si on réduit notre consommation de viande, on réduit notre dépendance à un vaste territoire. Et cela engendre aussi moins de lutte. » Nathalie

« On peut imaginer notre relation au territoire de vie comme un fractal. Au centre, il y a une zone connue, où nous avons des notions pour décrire cet espace, il y a des règles, […] puis au fur et à mesure qu’on s’éloigne le fractal se fracture, se disperse, et à un moment il n’y a plus de notion pour décrire notre relation au territoire de vie. » François

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Merci à Andrea, Audrey, Florence, François, Mélanie, Nathalie, Stéphane, Jeanne, Pascaline, Agnès, Garance, Maxime, Oscar, … pour leur intelligence, leur implication et leur aide.

2ème ÉDITION des cartes d’une nouvelle économie affective

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2ème édition des cartes, Récit éditions, Paris, 17 mai 2016

« Notre imaginaire est encore marqué par les années 70 ; le voyage, la sexualité, l’alimentation, la nature, y occupent ainsi une bonne place. Mais que ces espérances aient été détournées par le marketing et une invitation frénétique à consommer, ou que la crise économique n’ait dissipé ces rêves, il est certainement temps de reconsidérer cet imaginaire à l’aune de nos modes de vie réels. Attention vers les choses communes, société biotique, sentiment de la réalité, ces manières d’être et de penser dessinent une nouvelle configuration de nos sentiments. L’économie affective, c’est cette configuration qui réunit des façons de faire, une économie et des représentations de soi et des autres, une affectivité. Les 20 cartes, de ce “jeu” de l’économie affective, décrivent des modes, des manières de vivre et de penser, introduites par un ensemble de concepts et de sentiments.  »

Commander l’édition sur le site de Récit éditions