TRANSMISSIONS VEGETALES #2 – exposition et présentation de l’édition

Jardins ouvriers d’Aubervilliers, 18 décembre 2020

Transmissions végétales invite à se plonger dans les relations plantes-humains. Pour mener cette recherche, les artistes Agnès Prévost et Nicolas Guillemin parcourent des lieux propices aux alliances entre végétaux et humains : jardins, arboretums, intérieurs domestiques ou professionnels… Ils sont particulièrement attentifs aux phénomènes physiques, aux interactions sensibles, affectives ou économiques dont tous ces êtres dépendent : les échanges gazeux impliqués dans la respiration ou la prodigalité d’une terre par exemples. Ils regardent comment la vie des plantes – leurs formes, leur sensibilité, leur être-au-monde propres – agit sur le monde et la perception humains.

Attentive au temps saisonnier, la seconde édition de Transmissions végétales aura lieu autour du prochain solstice d’été, du 19 au 27 juin prochains, à The Window. Elle présentera une édition de la recherche Transmission végétales I et des œuvres issues des terrains de recherche et d’enquête actuels des deux artistes.

La communité des Jardins, Nicolas GuilleminIl existe près du Fort d’Aubervilliers au Nord de Paris des terres cultivées. Elles sont appelées Jardins ouvriers et familiaux des Vertus, enclave végétale dans un lieu densément minéral, ces lieux accueillent une variété d’espèces ainsi que des pratiques culturales intenses et diversifiées. Une partie du terrain est aujourd’hui menacée par un projet d’aménagement sportif. La mobilisation de jardinier.es, rejoint par nombre de sympathisant.es et de militant.es a donné naissance à une JAD (jardins à défendre).Cette lutte constitue une occurence politique des relations plantes-humains. Défendre ces lieux, c’est se battre pour une certaine forme d’alliance avec les végétaux : la communité des jardins. La communité c’est la qualité des jardins, des plantes, des jardinières.ers de produire du commun. Un commun qui peut être air respirable, légumes partagés, histoire, … L’exposition aura pour objet de montrer quelques éléments de cette forme de vie et de pensée, à travers des dessins, images des jardins menacés, et des textes issus de leur observation (recherches en lien ici).

Phytosphère, Agnès PrévostAgnès Prévost s’inspire des phénomènes physiques et des interactions sensibles qui lient plantes et humains. Pour l’exposition Transmissions végétales #2, elle présente un travail en lien avec la respiration humaine, Phytosphère. La respiration révèle toute une sphère partagée, un milieu de contact ininterrompu avec les êtres végétaux : l’air. Phytosphère s’intéresse plus particulièrement aux feuilles, ces innombrables surfaces qui exhalent l’oxygène que les animaux respirent grâce au travail des chloroplastes, bactéries garantes de la photosynthèse. Les installations et dessins de l’ensemble Phytosphère rendent hommage à l’activité photosynthétique et au devenir des feuilles. La dimension processuelle et active de la photosynthèse et de la respiration inspire le dessin Phytosphère, qui emprunte à la relation fondamentale entre oxygène et lumière solaire. Ce dessin vaut alors autant pour le processus qui l’a fait naître que pour sa forme finale. Il est un ouvrage éphémère, toujours à refaire. Sa réalisation a été inspirée par des gestes de célébration.

www.agnesprevost.com

Du 19 au 27 juin 2021

The Window

1 rue Gustave Goublier, 75010 Paris

thewindowparis.fr

TRANSMISSIONS VEGETALES I recherche sur les relations plantes-humains

avec Agnès Prévost

EXPOSITION ET LANCEMENT DES EDITIONS

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Les plantes sont de grandes faiseuses de formes. En ville, c’est souvent une raison importante pour partager notre quotidien avec elles. Pour autant, elles ne se réduisent pas à des choses muettes, ou de simples ornements. Leurs formes, leurs besoins, leurs rythmes et leurs modes de croissance sont des signes qui pénètrent et agissent sur le monde humain. Ainsi les plantes fixent un imaginaire, dessinent ou maintiennent une mémoire, supportent des valeurs, inspirent des conduites. Les vies des plantes à bien y regarder s’infiltrent dans nos existences et les meuvent. Comment alors les plantes signifient-elles pour nous ? Quels mondes possibles imaginons-nous et cherchons-nous à engendrer avec elles, parfois à notre insu ? Agnès Prévost et Nicolas Guillemin s’intéressent depuis longtemps à ces questions formelles et sémiologiques, et aux continuités empathiques et politiques qu’elles engendrent.

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AUBAINE groupe de travail

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Il y a des choses qu’on peut faire tout seul et des choses pour lesquelles on a besoin des autres. Certaines sont clairement définies, rendues possibles par l’organisation sociale et la division du travail, tandis que d’autres sont plus informelles. En tant qu’artiste, écrivain, etc. nous nous retrouvons souvent dans la situation de demander à un proche, un camarade d’atelier, de relire un texte, ou donner son avis sur l’état d’avancement d’un tableau ou de participer à une performance. Sans ces coups de main peu d’oeuvres verraient le jour. Ces aides relèvent de ce que Pierre-Joseph Proudhon qualifie « d’aubaine », Lire la suite

IPSÉITÉ

par Sébastien Loghman

Mes doigts sur le clavier ont dérapé… Au lieu d’écrire ‘dessin’, j’ai écrit ‘destin’.

Si un robot avait des mains mécaniques et les utilisait pour taper sur mon ordinateur, cette erreur aurait eu statistiquement moins de chance d’arriver. Si le signal avait été envoyé par ondes (car il serait laborieux de donner des mains à une machine pour communiquer avec une autre), encore moins de chance… C’est le destin de l’homme et la machine. Lire la suite

CARTE des collages à Arles

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• Derrière « Taco » près de la gare SNCF • Devant le collège F. Mistral, côté Rhône • Près des thermes, côté Rhône • Sur le chemin des pêcheurs en-dessous des quais • Quai de la Roquette, juste à côté du nouveau pont • Boulevard Saint-Georges, derrière le panneau Pays d’Arles • Devant le puit, rue de la Roquette.