
Le texte suivant a été écrit après l’exposition Coénose à Verrières-le-Buisson par Lucie Calise, Agnès Prévost et moi. Je le publie ici car je trouve ce mot coénose important, nécessaire. Il déplace notre attention des qualités d’appartenance vers les processus de formation : avec la communauté nous nous demandons qui en fait partie et pourquoi, avec la coénose c’est l’action de faire ensemble qui compte. Cette différence est inscrite dans les mots eux-mêmes composés du suffixe -(i)té pour la première, et du suffixe -ose pour le second.
« La science ne possède pas encore de mot par lequel une telle communauté d’êtres vivants puisse être désignée ; pas de mot pour une communauté où la somme des espèces et des individus, mutuellement limités et sélectionnés dans les conditions extérieures moyennes de la vie, est restée, par voie de transmission, en possession d’un certain territoire défini. Je propose le mot biocoénose pour une telle communauté. » Karl Möbius The oyster and oyster-culture
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