UNE NOUVELLE ÉCONOMIE AFFECTIVE exposition à Kogan gallery

Accommodement

L’exposition présente une étape du projet « Une nouvelle économie affective » à Kogan gallery. 

L’économie affective représente des manières de vivre simples, économes et exprime les sentiments du vivant et du commun. Valeur des signes, sentiment de sa propre existence, amativité des choses, vie dans la forêt, … Des manières de vivre qui vont à l’encontre d’un monde hyper-technologique, consumériste et pulsionnel et qui sont autant d’expériences pour en penser un autre. Cette culture des milieux est développée à travers 20 concepts, esséité, signifiance, accommodement… ; l’exposition présente des images de ces concepts.

Dans l’exposition est décrit le processus de travail de cette première étape. D’abord via une représentation quasi immédiate, sans jugement et personnelle des concepts de l’économie affective sous forme de croquis. Puis une seconde représentation de l’ensemble des concepts de manière plus formalisée : dans celle-ci chaque élément du concept (empathie et sympathie, état d’autrui, valeurs, complémentarité, etc.) est traduit par une caractéristique visuelle : contact, angle droit, arrondis, torsion, groupements, … Ces caractéristiques sont déclinées formellement (images abstraites) ou à travers des postures. Enfin huit dessins présentent une tentative pour synthétiser ces deux approches, de la première sont retenus les éléments contextuels et sociaux qui permettent de saisir le concept plus directement, de la seconde sont choisis les éléments qui permettent de comprendre la construction abstraite du concept.

 

crédit photo : Diana Righini et Nicolas Guillemin

CONCEPT, RAISONNEMENT, IMAGE cahier de recherche pour Une nouvelle économie affective

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Cahier de recherche pour Une nouvelle économie affective, mai 2017, Montreuil

Dans le but de produire des images des 20 concepts de l’économie affective, je réalise un cahier de recherche sur les notions de concept, de raisonnement et d’image.

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« Les 20 mots de l’économie affective ne sont pas simplement des notions isolées, des définitions, ils sont aussi le produit d’un raisonnement. Ce raisonnement est une transition conceptuelle : ces mots sont nés d’une certitude, celle d’être bloqué, bloqué dans un monde post-moderne, contrôlé, dogmatique, dans lequel nous sommes réduits à l’impuissance, devenus des consommateurs débiles, où seule l’expression d’une pulsion, sexuelle ou insurrectionnelle semble pouvoir nous libérer un bref instant du pouvoir qui s’infiltre partout dans notre vie.

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Mais la présence et l’étrangeté de ces nouveaux mots délimite une hypothèse : nous ne sommes pas coincés complètement par ce pouvoir, nous ne sommes pas condamnés à  nous identifier mentalement à ses images et sa pensée, dans notre chemin nous avons déjà bifurqué, emprunté des routes différentes de celles que la pensée post-moderne avait tracées pour nous. L’hypothèse de ces mots [20 termes de l’économie affective] c’est que nous pouvons effectuer une transition conceptuelle, une transition à partir de notre situation de pensée et de vie actuelle vers une autre situation, un monde non-post-moderne, un monde qui est celui de l’économie affective. »