TRANSMISSIONS VEGETALES I recherche sur les relations plantes-humains

avec Agnès Prévost

EXPOSITION ET LANCEMENT DES EDITIONS

Les plantes sont de grandes faiseuses de formes. En ville, c’est souvent une raison importante pour partager notre quotidien avec elles. Pour autant, elles ne se réduisent pas à des choses muettes, ou de simples ornements. Leurs formes, leurs besoins, leurs rythmes et leurs modes de croissance sont des signes qui pénètrent et agissent sur le monde humain. Ainsi les plantes fixent un imaginaire, dessinent ou maintiennent une mémoire, supportent des valeurs, inspirent des conduites. Les vies des plantes à bien y regarder s’infiltrent dans nos existences et les meuvent. Comment alors les plantes signifient-elles pour nous ? Quels mondes possibles imaginons-nous et cherchons-nous à engendrer avec elles, parfois à notre insu ? Agnès Prévost et Nicolas Guillemin s’intéressent depuis longtemps à ces questions formelles et sémiologiques, et aux continuités empathiques et politiques qu’elles engendrent.
Dans le cadre de la recherche artistique « Transmissions végétales », ils ont recueilli auprès des commerçants du 10e arrondissement des témoignages sur les manières qu’ont les plantes d’influer sur les formes et sur les pensées humaines. Cette collecte a été discutée avec des chercheurs et des praticiens lors d’un workshop au laboratoire artistique The Window.
Agnès Prévost et Nicolas Guillemin ont également réalisé des images de plantes (graines, feuilles) qui, disséminées dans le quartier renvoient à la dispersion des graines. Pour l’événement Transmissions végétales I ils présenteront par ailleurs leurs éditions d’artiste : Photosynthèse et Cultures (Agnès Prévost), Une Nouvelle Économie affective (Nicolas Guillemin). Des performances seront proposées en lien avec les éditions.

Le solstice d’été marque la plus longue période d’ensoleillement quotidien annuel pour les plantes. L’exposition se tiendra le 20 juin prochain, pendant toute la durée du jour.

EXPOSITION le 20 juin 2020*
De 5h46 à 21h57
THE WINDOW //  LABORATOIRE D’EXPERIMENTATION EN MILIEU URBAIN
1 rue Gustave Goublier, 75010 Paris
*Éditions visibles depuis la rue du 20 au 28 juin

crédit photo : Agnès Prévost

AUBAINE groupe de travail

papier_decore01
Il y a des choses qu’on peut faire tout seul et des choses pour lesquelles on a besoin des autres. Certaines sont clairement définies, rendues possibles par l’organisation sociale et la division du travail, tandis que d’autres sont plus informelles. En tant qu’artiste, écrivain, etc. nous nous retrouvons souvent dans la situation de demander à un proche, un camarade d’atelier, de relire un texte, ou donner son avis sur l’état d’avancement d’un tableau ou de participer à une performance. Sans ces coups de main peu d’oeuvres verraient le jour. Ces aides relèvent de ce que Pierre-Joseph Proudhon qualifie « d’aubaine », Lire la suite

IPSÉITÉ

par Sébastien Loghman

Mes doigts sur le clavier ont dérapé… Au lieu d’écrire ‘dessin’, j’ai écrit ‘destin’.

Si un robot avait des mains mécaniques et les utilisait pour taper sur mon ordinateur, cette erreur aurait eu statistiquement moins de chance d’arriver. Si le signal avait été envoyé par ondes (car il serait laborieux de donner des mains à une machine pour communiquer avec une autre), encore moins de chance… C’est le destin de l’homme et la machine. Lire la suite

CARTE des collages à Arles

carte_dessins.jpg

• Derrière « Taco » près de la gare SNCF • Devant le collège F. Mistral, côté Rhône • Près des thermes, côté Rhône • Sur le chemin des pêcheurs en-dessous des quais • Quai de la Roquette, juste à côté du nouveau pont • Boulevard Saint-Georges, derrière le panneau Pays d’Arles • Devant le puit, rue de la Roquette.

 

 

10 ANS

commissionartsvisuels  - EVENT.jpg
Commission Arts Visuels, Nuit Debout, Paris place de la République, 2016

Cela fait à peu près dix années que j’ai quitté l’école des Beaux-Arts de Paris. Dix années bien remplies mais qui me donnent la rage aussi. La rage parce que ces dix années n’ont servi à rien. Lire la suite